PVT Japon 1 mois, premier Bilan さぁ、始めよう

Hello world !

 

PVT Japon drapeau

 

Cela fait maintenant bientôt un mois que j’ai reposé les pieds à Tokyo cette fois pour un PVT Japon d’un an, si j’ai créé ce blog c’est avant tout pour donner des nouvelles de façon la plus large possible à tous mes proches, familles, amis que j’ai pu rencontré au cours des 26 années précédentes et avec qui j’ai pu partager des moments agréables le plus souvent et, je l’espère, de façon réciproque.
J’ai aussi envisagé l’angle partage d’expérience, car le Visa Vacances Travail est tout de même une opportunité assez unique de voyage et d’échange, même si je ne suis pas le premier et loin de là (il faut compter, à priori, quelques milliers de PVTistes français au Japon chaque année), il y a toujours matière à enrichir internet de ce type de retour parce que chacun peut aborder et présenter la chose de façon différente.

Enfin pour moi, pour ne pas oublier (même si la nostalgie excessive peut-être dangereuse) et m’astreindre à cet effort rédactionnel auquel j’avais fini par prendre goût sur Facebook lors de mes fameux compte-rendu de compétitions 🙂

Je ne suis pas certain de quoi sera fait ce blog dans un an mais je l’envisage de la façon suivante :

  • Des comptes rendus assez scolaires type mensuel
  • Des contenus un peu plus « légers » au format vidéo court (j’ai déjà accumulé un peu de matière), offrant une vitrine très réduite/anecdotique de la vie au Japon
  • Des comptes rendus de course toujours, même si niveau visibilité je n’ai rien en ligne de mire à par le marathon de Yokohama fin Octobre
  • Et enfin des contenus plus sérieux sur un sujet précis, je n’ai rien en tête pour le moment donc cela dépendra très certainement de l’inspiration et motivation du moment

Quoiqu’il en soit rien n’est figé dans le marbre mais c’est ce qu’il me passe en tête pour l’instant.

 

L’administratif

formulaire administratif

Comme partout ailleurs dans le monde c’est une étape fastidieuse à passer, je n’en ai d’ailleurs toujours pas vu le bout !

En vrac donc avec des bullet point comme on aime dans le milieu dans l’entreprise :

    • Arrivée à l’aéroport de Tokyo étape spéciale avant de passer la douane, on nous met de côté pour nous créer une « Resident Card » (ex Alien Card), c’est notre carte d’identité pour l’année à venir, la chose prend une demi-heure entre l’attente et le tapotage sur clavier des employés de l’aéroport. Notons que l’on passe par le guichet des VIP et ambassadeurs, mais vu que l’on a poiroté 1/4h au préalable on en réalité les derniers de notre avion au pick up des bagages (qui ont même été sorti du tapis, la prévoyance japonais.

 

    • Le lendemain en route vers notre mairie d’arrondissement à Arakawa (nord est de Tokyo, c’est le nom d’une rivière qui sert de setting au manga puis animé Arakawa Under the Bridge, pour faire court c’est une comédie où l’héritier d’une grosse entreprise se retrouve coincé sous un pont avec une belle bande de cas sociaux qui vivent dans leur propre microcosme), évidement la phrase magique « eigo wa ii desu ka » (est-ce que l’on peut parler anglais ?) ne sert à rien donc il va falloir se dépatouiller en japonais approximatif.
      Une demi-journée, des kanjis gribouillés, quelques pièges (je suis né en l’an 2 pas en 1990) et du langage des signes plus tard nous sommes bien enregistrés, on prend la sécurité sociale également (que 30% des frais médicaux à avancer en cas de besoin) c’est un peu plus de 11€/mois ce qui n’est pas prohibitif d’autant que les soins au Japon sont extrêmement couteux.
      En parallèle de la sécu japonaise j’ai également souscrit juste avant mon départ une mutuelle spéciale PVTiste à 396€ l’année, mais à par si j’ai quelque chose de très grave (un cancer ou pire en gros) cela ne couvre pas les soins dit de « confort » (qui évidemment a ici une définition assez large, il faut bien faire du pognon) mais bon « prudence est mère de toutes les vertus ».

 

    • Vient ensuite un fameux dilemme d’Ouroboros, pour récupérer un compte en banque et un numéro de téléphone japonais, car pour le premier il faut le second… et pour le second il faut le premier !
      Fort heureusement il existe en réalité quelques opérateurs « gaijin friendly » avec possibilité de payer avec une bonne VISA française, 3240yens (~27€) plus tard nous voilà donc équipé d’une SIM japonaise, d’un numéro et d’un abonnement à 1.944yens/mois (16€) pour juste 3Go de data en 4G, Xavier Niel le Japon c’est quand tu veux (je l’insulterai dans deux paragraphes donc autant qu’il profite du compliment)

 

    • La banque après avoir lu pas mal de retours, le plus économique (0€ !), simple  (délivrance immédiate d’une carte de retrait !) semblait être à la Shinsei, une fois encore une petite demi-journée à gribouiller et bafouiller du japanglais plus tard la chose était presque entièrement réglée.
      Manquait juste de fournir le « MyNumber », un identifiant unique associé à chaque citoyen vivant au Japon et regroupant toutes les informations administratives, ce MyNumber étant fourni 2 semaines après le premier enregistrement en mairie, donc oui c’était … avant-hier.
      Dans le cadre de la banque ce mynumber était indispensable pour faire des transactions Etranger -> Japon et Japon -> Etranger, ouf maintenant c’est réglé !

 

    • Ou pas !
      Car pour pouvoir faire un virement de ma banque française (labanquepostale pour ne pas la citer) j’ai besoin d’ajouter un nouveau compte bénéficiaire et pour cela j’ai besoin de renseigner un code de confirmation reçu par SMS.
      Bon pas de problème, je switche de SIM et je remets la free dans mon portable… pas de réseau, étrange, je force la recherche de réseau mais je n’ai pas accès, curieux pourtant à mon arrivée fin Juin je n’avais eu aucun problème, une heure de recherche internet plus tard j’ai la mauvaise surprise d’apprendre que sur le forfait mobile 2€ existe une option Voyages désactivée par défaut, sans ça on ne capte rien, évidemment j’ai basculé sur ce forfait 2€ pour simplement conserver mon numéro et je n’avais pas fait mon travail de recherche en amont (ni lu la page 34, paragraphe 6, alinéa 4, qui devait le spécifier…).
      Boooon, il faut payer une avance sur conso de 10€ pour l’activer, ça m’emmerde mais je prends sur moi (notons que passer du forfait 20 au 2€ coutait déjà 10€), hop no big deal on renseigne la CB et c’est parti… « Veuillez renseigner le code reçu par SMS pour confirmer la transaction »

     

    formulaire administratif

    Notez le skill photoshop

    • Ah j’ai fait l’inscription consulaire aussi, comme ça en cas de catastrophe naturelle on saura où me chercher dans les décombres d’un Tokyo Magnitude 8.0 (l’histoire dedans est très triste d’ailleurs, dans ce scénario « fictionnel » on suit les pérégrinations de deux enfants et une adulte tentant de survivre après un tremblement de terre de magnitude 8 à Tokyo, ironiquement il a été diffusé 2 ans avant les évènements de 2011 et sa rediffusion fin 2011 a été annulée pour des raisons évidentes)

 

Le logement

image appart arakawa

Depuis l’arrivée le 28 Juin et jusqu’au 31 Août nous habitons donc dans une sorte « d’appartement » qui se trouve sur le toit d’un immeuble au 5è étage (enfin 4è selon les normes françaises, le rez de chaussée n’existe pas au Japon) est en réalité composé de deux préfabriqués aménagés d’une surface cumulée de 26m², un wood deck de 7m² séparant les deux et 90m² de surface totale sur le toit avec une grande partie non aménagée et donc non habitable
Le loyer est en tout cas extrêmement bon marché (680€/mois pour deux tout compris), le confort est très bon avec un logement tout équipé et le propriétaire est d’une gentillesse incroyable et même presque excessive, depuis notre arrivée il passe 3-4 fois par semaine nous voir en apportant toujours un petit quelque chose : de l’anti moustique quand il a vu un moustique en extérieur, une nappe pour la table, une amélioration pour le ventilateur dans la salle de bain, une cup de ramen (« ce sont mes favorites »), du dango avec sa sauce préférée, des pots de glace (« c’est comme de la haagen-dasz « ), une autre cup de ramen (« c’est une recette coréenne qui a été faite pendant l’occupation du pays par le Japon« ) etc. ça n’en finit jamais !
En contrepartie j’avais heureusement un petit pot de miel 蜂蜜 hachimitsu (offert par Anthony merci à lui ! Si vous cherchez un apiculteur dans les Yvelines n’hésitez pas), évidemment la première question de Tatsuya était de savoir d’où venait le miel et vu que je doute que le nom d’une ville des Yvelines lui parle je me suis contenté d’un パリの近く Paris no chikaku (proche de Paris) qui a fait son petit effet vu les fantasmes entourant Paris au Japon !
Fun fact je me suis rasé intégralement (oui ça arrive et c’est surprenant à chaque fois) deux jours après mon arrivée, j’ai croisé Tatsuya le lendemain « BIKURISHITA ! » évidemment, puis il voulait faire un selfie tellement il me trouvait beau (?!), en m’envoyant la photo il a même précisé « je vais la montrer à des jeunes filles d’une vingtaine d’années » (wtf), puis finalement tout penaud quelques jours plus tard « Ah Tristan-san désolé elle trouve votre ami plus joli que vous ! »
Bon je peux me consoler en me disant que j’ai l’air beau du point de vue d’un japonais jeune quinqua, c’est pas si mal !

Cela mis à part on vient de rebooker un autre logement de Septembre à début Janvier, c’est plus cher (540€/mois/ps) mais un peu mieux placé (10mn au lieu de 15mn à pied d’une station de la ligne principale) un peu mieux agencé avec même chambre et salle semi séparés pour inviter deux trois personnes le temps d’une après-midi si besoin : je vous attends !

 

Le boulot

vador au boulot
Représentation assez véridique d’une journée de boulot pour moi il y a un an

Cela reste encore le point le plus incertain mais je ne m’inquiète pas outre mesure.
Vraisemblablement je vais bientôt pouvoir être dédommagé pour prendre des cours de japonais (non ce n’est pas une blague) à compter de 3h et 3000 yens par semaine, je devrais pouvoir commencer des cours de français en Septembre via un contact français rencontré sur place (c’était intéressant d’échanger avec une PVTiste sur place depuis plus longtemps d’ailleurs) à 2000 yens de l’heure + frais de transport cela peut monter à 8000 yens/semaine assez rapidement.
En plus de ça je commence à publier mon profil sur des sites d’annonce, mais je suis encore un peut timide et hésitant sur le sujet puisque je ne veux pas non plus que mon baito consiste uniquement à parler français, le boulot a, à mon sens, 3 objectifs ici

  • Financier (quand même)
  • Social (rencontrer du monde)
  • Linguistique (pratiquer le japonais)

Le souci avec le tutorat en français est que cela pêche sur le dernier point et même un peu sur le second, cela paie deux fois plus qu’un autre type de petit boulot mais si je ne m’y retrouve pas dans la globalité alors à quoi bon ?
J’attends de démarrer en tout cas mais je ne serais pas contre m’orienter sur des boulots plus manuels en temps partiel (20-30h), comme serveur dans un restaurant (j’avoue que je lorgne très largement sur le Breizh Cafe on est breton ou on ne l’est pas), en tout cas si je pouvais démarrer tout ça d’ici Septembre ce serait très bien.

Le fun

Fun au sommet du Mt Fuji

Sommet du Mt Fuji 5/07/2016

Les deux premières semaines ici ont été majoritairement consacrées à la revisite de Tokyo et ses environs (très) proches, je précise revisite car c’est la cinquième fois que je me rends au Japon et à Tokyo donc nécessairement il y a pour moi beaucoup de redite même si je reparcours toujours avec plaisir certains quartiers de la même façon que j’aime toujours autant marcher dans Paris entre Opéra, Châtelet et Saint Michel.

On a donc refait le tour de tous les plus gros spots habituels : le parc Yoyogi véritable poumon vert de Tokyo d’une immensité saisissante, Harajuku son quartier fashion et ses crêpes, Ueno son parc et son zoo (qui ferme super tôt par contre, on s’est un peu fait avoir cette fois), Asakusa et ses temples ultra touristiques (où l’on vend des melon pan glacés !) avec 800m plus loin la toute récente Tokyo Skytree, Ikebukuro la deuxième plus grande gare du Japon dont je connais assez bien le quartier pour y avoir logé lors de mes 4 voyages précédents, Shinjuku le centre névralgique de la ville et ses 1000 commerces, Shibuya et ses boutiques fashion ainsi que son fameux crossroad qui est le plus gros passage piéton au monde, Roppongi et son quartier d’affaire occidental avec vu sur la Tokyo Tower, Tokyo le coeur spirituel de la capital avec en son centre le palais impérial (que l’on ne peut pas visiter) son parc immense et ses nombreux jardins et enfin Akihabara le quartier de la culture visuelle moderne japonaise dans toute sa splendeur et ses excès light (les maid cafe où je ne mettrais probablement jamais les pieds) ou 18+ plus ou moins douteux, cette année également petite bifurcation au sanctuaire Kanda 400m plus loin qui a eu un regain de popularité récent grâce à l’animé Love Live très apprécié de la culture jpop et … d’Akihabara.
Ce qui faisait que l’essentiel des tablettes Ema (tablette de bois où l’on écrit un vœu) étaient liées aux animés et même pour beaucoup aux personnages de Love Live en priant pour leur réussite (fictionnelle) !

ema kanda

Cela reste bon enfant même si je ne goute pas ou peu de ce pain là (j’y préfère plutôt ceci récemment ou encore ce film).

Dans une toute autre rubrique on s’est également rendu à la soirée Bonjour Tokyo célébrant la fête nationale, l’ambiance était plutôt « clubbing », ce qui n’est pas vraiment ma tasse de thé, et on a eu le droit à un chippendale et du french cancan. Seulement à 800yens (6.5€) la bière et un niveau de sociabilité un peu limité l’environnement n’était pas trop propice à quoique ce soit pour nous, on a par contre pu voir que parmi les personnes sur place il y avait clairement du français ici pour choper de la japonaise et du japonais pour choper de la française.

Avant tout ça j’avais eu assez vite l’occasion de retrouver Naoki, un ami japonais rencontré en 2014, le temps d’une séance de pump climbing, le principe : des murs pas très haut (3 à 5m tout au plus), pas d’assurance mais des prises assez complexes autant pour les mains que les pieds qui nécessitent analyse de la piste en amont souplesse, vitesse, puissance et explosivité, rien que ça !
Contrairement à l’escalade telle qu’on la pratique dans le cadre scolaire c’est donc beaucoup plus intense et l’on passe plus de temps à patienter et récupérer pour ne pas très vite s’épuiser les bras et les jambes.
Sur un ordre de difficulté de 1 à 10, on a pu clear assez facilement celles de rang 1, après quelques difficultés j’ai pu faire des rang 2 et à deux doigt de réussir une rang 3 mais le gap niveau difficulté est assez colossal, il faut aussi imaginer que l’on démarre la piste sur un mur incliné à 50-60° !
En tout et pour tout j’ai physiquement bien tenu la distance pendant plus de deux heures, il manque juste un peu de pratique pour pouvoir progresser et c’est avec plaisir que j’y retournerai même si le prix reste assez important à plus de 3000yens (~25€)

En gashapon pour moi rien ne change.

Le Japon est le pays des 祭り Matsuri (ou festival en français) et le 7 Juillet c’était celui de Tanabata, l’occasion de se balader le soir entre personnes portant des 洋服 yofuku (vêtements occidentaux) et d’autres en yukata (le plus souvent les filles) ainsi que de croiser les habituels stands de vente de nourriture, jeux pour enfants ainsi que d’autres vendant quantité de plantes sans doute pour y attacher ses voeux une fois encore.
Été rime également avec 花火 Hanabi (feu d’artifice, ou « fleur de feu » comme c’est écrit en kanji), de multiples mini évènements ont lieu tous les mois de Juillet et Août, mais un mini évènement dans une ville dense comme Tokyo (13.5 millions d’habitants, 35 millions dans la mégalopole) prend vite des proportions assez énormes !

tanabata

Avant de partir j’ai également pu rentrer en possession d’un nouveau petit joujou : une GoPro Hero 5 Session, majoritairement grâce à tous mes collègues PSA que je remercie très fort 🙂
Bon j’ai encore quelques petits soucis qui mont empêcher/m’empêchent encore d’en profiter pleinement, principalement

  • En fait c’est un peu comme si on avait donné une Formule 1 à quelqu’un sans le permis (l’analogie est pas mal vu que je n’ai pas le permis !)
  • La caméra est vendu sans carte mémoire, des amis m’ont proposé de me l’offrir et livrer chez moi en France, seulement la livraison a pris du retard et le courrier est arrivé l’après midi juste après mon départ !
    En catastrophe le courier a été reposté vers mon adresse Japon le 29/06 et est arrivé le 12/07 (avec plusieurs jours de retard)
    Le bon point est que la commande a été intégralement remboursée à mes amis vu que la livraison avant mon départ était un peu une condition sine qua non pour l’achat
  • J’ai des soucis qui m’empêchent d’installer le software GoPro sur mon PC (indispensable pour la stabilisation de l’image et enlever le « bruit » sur les vidéos), je n’ai pas réglé ça complètement encore, c’est plutôt agaçant

 

J’ai quand même pu faire quelques tests, il y a pas mal de choix niveau résolution (de 720p à 4k) de 24 à 90fps selon les résolutions, voir des vidéos en 60fps ça fait quand même un bien fou !
Notamment pu filmer en 4k également mais mon PC n’arrive tout simplement pas à lire la vidéo (c’est un Dell de 2014 acheté pour 600€ principalement pour faire de la bureautique et internet, donc pas de mauvaise surprise).
Enfin ultérieurement il faut se procurer une sorte de harnais pour s’attacher la caméra pendant que je cours, parce que c’était la raison première de l’achat après tout !

Notons enfin qu’au Japon cette fin Juillet sera chargé de trois gros évènements majeurs de la pop culture très proches les uns des autres:

  • Splatoon 2 est sorti ce Vendredi 21 Juillet, certains en ont peut être entendu parler mais il s’agit d’un jeu vidéo shooter « kid friendly » créé par Nintendo sur Wii U qui a rencontré un beau succès commercial dans le monde et tout particulièrement au Japon avec environ 1.5 million de ventes sur ce qui était la console s’étant le moins vendu de Nintendo depuis belle lurette !
    Splatoon 2 sort lui sur Nintendo Switch, une console qui a le vent en poupe et est en rupture de stock constante depuis sa sortie dans le monde (rupture qui a autant à voir à une offre trop faible et une demande bien plus importante qu’anticipée), toutes les semaines les commerçants qui se font livrer en trop faible quantités sont obligés d’organiser… des lotteries pour permettre à quelques centaines de clients de pouvoir se payer la console, un exemple récent notable était celui du Yodobashi d’Akihabara ou plus de 3000 personnes se sont inscrites pour seulement 250 exemplaires disponibles (avec dans le lot des sans abris payés par des Yakuzas qui revendront la console plus cher, non ce n’est pas une blague)
    En bref le jeu devrait exploser et se vendre à plusieurs millions d’exemplaires sur plusieurs années et potentiellement devenir un véritable phénomène socioculturel et l’une des plus grosses licences de jeu vidéo au Japon
  • Quelques jours plus tard le 26 Juillet c’est cette fois la sortie de Your Name en blu ray/dvd qui devrait laisser quelques traces à Tokyo et partout ailleurs dans le pays.
    Pour contextualiser Your Name est un film d’animation dont le succès a pris tout le monde de court au Japon, succès est d’ailleurs un doux euphémisme puisque le film est le 4è plus gros succès de tous les temps au box office japonais. En ordre de grandeur cela amène à environ 20 millions d’entrées, deux fois plus que Star Wars VII en seconde position cette année.
    Le film a également rencontré un franc succès dans tous les pays asiatiques des environs (entre plus gros film japonais de tous les temps et plus gros film de l’année), en occident il a seulement « très bien marché pour un dessin animé non Ghibli ou Disney » ce qui s’explique aussi par certaines thématiques du film qui parleront plus aux asiatiques et tout particulièrement au Japonais.
    Derrière le film on retrouve en tout cas Makoto Shinkai, un réalisateur dont je suivais les films avec curiosité mais qui ne rencontrait somme toute que des succès de niche, qui a cette fois eu le soutien de la Toho, une des plus grosse compagnie cinématographique du Japon, et quelques grands nom de l’animation pour l’accompagner pour la première fois de sa carrière.
    Sans entrer dans les détails le film oscille entre comédie, drame et fantastique avec l’opposition traditionnel de la ville et la campagne à travers le regard de deux adolescents qui se rencontrent dans des circonstances assez incongrues.
    C’est en tout cas par centaines de milliers sinon millions que le film va trouver preneur à compter de cet été.
  • Et histoire d’en remettre une dernière couche, le 29 Juillet sortira Dragon Quest XI
    Dragon Quest c’est une série de jeux vidéo japonais dont chaque épisode principal sort le Samedi au lieu des habituels Jeudi/Vendredi probablement à priori pour éviter que des écoliers ne sèchent les cours et que le pays connaisse une baisse de productivité trop importante ! Inconnu ou presque chez nous (au contraire de Final Fantasy) c’est 2 millions d’exemplaires du jeu qui vont s’arracher dès les premiers jours et sans doute de quatre à cinq millions au final. Un élement pourra toutefois parler à beaucoup : le design des personnages est assuré par Akira Toriyama très connu en France pour son manga Dragon Ball (et dans une moindre mesure Dr Slump).
    Je serais moins dithyrambique sur ce dernier titre toutefois, autant par manque de connaissance que d’affection pour cette série qui ne me parle pas des masses.

 

La nourriture

Pain confiture jus d'orange banane

On essaie de prendre un petit déjeuner

C’était et c’est toujours une des grandes inconnues de cette parenthèse d’un an, autant le temps de vacances la nourriture japonaise est un vrai plaisir à la fois gustatif que l’on peut apprécier en extérieur à moindre coût (si vous payez plus de 1200yens/10€ un repas c’est que vous cherchez déjà un certain standing), mais aussi diététique car pauvre en graisses et viande rouge (le pays n’en mangeait pratiquement pas jusqu’à la fin du XIXè siècle), autant au quotidien il y a plus de limites que j’avais déjà pu entrapercevoir

    • Les fruits et les légumes à quelques exceptions prêt (carottes, bananes, citrouille) sont non seulement rares (les étals fruits et légumes des konbini sont pathétiques comparés à la France) mais en plus extrêmement chers !
      1€ la tomate ? Mais ça ne va pas ?
      Où sont les pommes ? Nulle part.
      C’est bien là tout un pan de mon alimentation quotidienne qui s’effondre dans ce pays même si je tente d’y remédier autant que faire se peut (privilégier les plats à légumes en restaurant, souvent du chou, un peu de brocolis et de haricots verts surgelés, des bananes (toujours) et des carottes etc.) mais le choix est rachitique.
      A noter tout de même une crêpe au melon d’Hokkaido dégusté récemment, sans doute un des meilleur melon que j’ai pu tester à ce jour !
    • Le corrolaire du point précédent : mieux vaut ne pas être vegan au Japon !
      Oubliée toute notion de flexitarisme que j’avais commencé à adopter, non seulement il y a peu de fruits et légumes mais en plus la notion même de régime vegan paraît absurde dans le pays, « c’est quoi, c’est un effet de mode ? », la déconnection est tellement totale par rapport à ce mode de consommation que la chaîne de restauration Go Go Curry inclus de la viande dans la sauce Curry de son plat vendu comme végétarien !
    • Finalement au quotidien on ne mange pas tant de poisson que ça, le sushi n’est pas vraiment un repas « casual », certes on en mange régulièrement mais ce n’est pas tous les jours (en 3 semaines j’ai du y aller deux fois pour l’instant), la viande blanche et un peu la viande rouge prédominent plutôt au quotidien, beaucoup d’oeufs aussi également
    • C’était à prévoir mais je mange du riz de façon quasi quotidienne, cela reste l’a base de l’alimentation et sans doute le premier apport en glucide/calories pour les japonais, le sushi ? avec du riz. Un Gyudon ? avec du riz. Des tempura ? avec du riz. Vous voulez des légumes ? Servi avec 2 fois plus de riz que de légume.
      Ce n’est pas un hasard si le mot pour le riz cuit 御飯 gohan signifie également repas ici (et pour les accrocs de Dragon Ball oui presque tous les personnages ont des noms en rapport avec la nourriture originellement), c’est d’ailleurs une des rare denrée alimentaire où le pays est autosuffisant historiquement et où les lobby locaux et le clientèlisme politique du parti traditionellement au pouvoir (le PLD) assure un quasi monopole à la production locale avec des taxes à l’importation extrêmement dissuasives.
      Apparemment le JEFTA pourrait changer la donne à moyen terme entre Europe et Japon, on verra bien ce que l’avenir nous réserve.
    • Directement en lien avec ma dernière phrase : ELLE EST OÙ MA BAGUETTE ? ET MON FROMAGE ? POURQUOI J’AI PAS DE YAOURT ? ET MES COMPOTES ? ET LES NOIX ? NOS VIENNOISERIES ? POURQUOI LES DESSERTS ILS SONT NULS ? POURQUOI LEUR MARGARINE C’EST DEGUEU ?
      T_T
      Bon je grossis le trait, il y a des substituts et puis on oublie un peu tout ces aliments, mais quand même !
    • Hum bon, comme prévu j’ai la main assez lourde sur les glaces (une à deux fois par jour), mais bon il y a Baskin Robbins et ses 31 parfums ! (je recommande le Sunrise Sherbet et le Blue Camouflage d’ailleurs) Puis Coldstone avec ses employés qui chantent pendant la préparation ! Puis dans les konbini il y a plein de glaces à l’unité pas cher et je suis loin d’avoir tout testé ! Et puis il fait chaud (>30° tous les jours) donc des stands avec des glaces partout, même dans des distributeurs !
      Et puis zut j’aime la glace 😀
    • Là où le bat blesse le plus à long terme est, à priori, sur le terrain du petit déjeuner.
      C’est le repas où j’ai fait le plus d’effort au niveau diététique et nutritionnel ces dernières années et sur ce point c’est le grand retour en arrière !
      Tout d’abord oublier l’avoine simple, cela oscille entre introuvable et complètement prohibitif, à oublier également le lait d’amandes qui est dans une situation à peine meilleur que l’avoine. Le jus d’orange est par contre moins cher, on peut également trouver du pain de mie (cf photo plus haut) cela dit je doute que nutritivement ce soit vraiment top.
      Résultat accroc des céréales que je suis, j’ai fini par retomber (pour l’instant) sur des paquets Callbee de 800g à 650yens (5.50€), le packaging vend du rêve avec 5 types de céréales, des graines de tournesol, fruits sec (papaye, fraise etc.) mais dans la pratique c’est hyper calorique (450/100g) et bourré de sucre donc pas le top encore.
    • Maintenant que je me suis donné bonne conscience, parlons Kebab.
      On peut effectivement trouver des Kebab sur Tokyo principalement dans les quartiers touristiques (Harajuku, Akihabara…), seulement ceux-ci ont des problèmes majeurs assez important.
      Ils sont petits (deux tailles proposées, avec la grande qui est 30% plus petite que le format normal chez nous), le pain pita est extrêmement fin et pas terrible, du chou à la place de la salade, souvent pas de tomate, pas d’oignon, frites non incluses par défaut et donc au final un tarif assez prohibitif à >800yens (6.5€) pour avoir moins à manger et à boire.
      Notre expert ès Kebab (il est habitué à du 4.6/5) nous a donc livré son opinion sur le King Kebab d’Harajuku
    • Petite confidence sur une découverte ce cette année, la chaîne Tenya qui prépare des Tendon (Tenpura/Donburi) c’est à dire différents aliments frits en tempura (viande, poisson, fruits de mer légumes, oeuf… tout peut y passer) posé sur un bol de riz cuit.
      Le rapport qualité/quantité/prix est assez incroyable (le bol oscille entre 500 et 900 yens) et c’est mon pêché mignon depuis notre arrivée puisque l’on a déjà du s’y rendre une bonne… huitaine de fois ? Il y a même un vrai bol pour végétarien ! (Vegan ? Pas sur vu que leur huile de friture utilise de la bonite, ça compte ?)

Le sport & la santé !

Ekiden 2014 full team

Ma première course chrono en Novembre 2014 avec Ubisoft – Un très bon souvenir

Les mois de Juin, Juillet et partiellement Août sont particuliers au Japon (et dans une bonne partie de l’Asie) puisque se déroule une cinquième saison méconnue chez nous : Tsuyu.
Caractéristiques principales ? Il fait très chaud (pratiquement aucun jour à moins de 30° l’après-midi et un thermomètre qui ne descend jamais en-dessous de 25° même la nuit), et il y a des averses de pluies très brutales et aléatoires !
Mardi 18 par exemple alors qu’il faisait 32° vers 15h (37° de ressenti) une énorme averse de pluie a démarrée avant d’évoluer en violente grêle avec des grélons mesurant jusqu’à 5cm de largeur !
Globalement Juillet et Août sont donc les deux mois où on déconseille très fortement de venir faire du tourisme au Japon, la chaleur et l’humidité sont à la limite de l’insupportables, le thermomètre ne descend jamais et bons occidentaux que nous sommes on se fera toujours surprendre par les soudaines et violences averses !
Pour moi qui trouve que 25° c’est déjà trop chaud je vis donc l’enfer mais je m’adapte tant bien que mal, les climatisations partout (transports, centres commerciaux, restaurants etc.) aidant quelque peu on finit par s’accoutumer, ce à quoi je ne m’habituerai probablement jamais par contre c’est la première sortie matinale ou la chaleur nous bouffe littéralement (30° à 9h du matin…)

    • Conséquence logique du climat, rigoureusement impossible de faire du sport en extérieur de façon continue, le paysage est également peu propice et bien trop urbain (à quelques exceptions notables comme le parc Yoyogi, le palais impérial et le long des rivières), à voir tout de même en Automne si je n’aurai pas des terrains plus praticables
    • Du coup il a vite fallu trouver une façon alternative de continuer à pratiquer, la salle de sport apparaissait comme la seule solution viable et un peu de Google et de recherche sur place m’ont vite fait découvrir deux solutions envisageables
      – La salle de sport classique en abonnement mensuel et accès illimité, la gamme tarifaire oscillant entre 3.500 et 8.000 yens par mois (30 à 65€)
      – Une salle de sport « municipale » en accès one shot, dans notre cas de figure 400 yens (3.50€) pour 3h dans la トレーニング ルーム (training room) qui est ma foi plus que décemment équipée. Un essai concluant plus tard c’est donc cette salle de sport local à 15mn à pied qui est mon nouveau lieu de villégiature deux fois par semaine (bientôt trois peut-être), le temps de faire 45mn-1h de course à pied (j’essaie de me mettre à la méthode 80-20), un peu de vélo et quelques machines de muscu rigolotes.
      Comme pour le vélo en intérieur courir sur place produit un niveau de transpiration dans mon dos quelque peu similaire aux chutes du Niagara, c’était très dur les premières fois mais on s’y habitue même si cela demeure désagréable. Et puis bon le paysage ne change pas et c’est un peu chiant 🙁
      Seule bémol assez étrange, il y a des douches mais interdit de prendre un shampoing parce que… parce que.
    • Un peu par hasard (dans les transports en commun, la Yamanote pour être précis) je suis tombé sur une publicité pour le Kisarazu Triathlon, celui-ci a lieu fin Août à Chiba (1h de transport de Tokyo) sur la base militaire des FAD, le cadre a l’air sympa et convivial et la tentation est donc forte pour moi, cela dit il y a tout de même quelques obstacles non négligeables :- Je n’ai ni vélo, ni chaussures de vélo (si les coureurs vont à 25km/h en montagne au Tour de France c’est aussi grace à ça !) pour des raisons assez évidentes. J’ai bien gants et cuissard au cas où mais ça ne suffit pas.
      Reste donc trois options, acheter un vélo de course décent (on parle ici de plusieurs centaines d’euros au moins), louer un vélo (comment ? je ne sais pas encore), ou m’en faire prêter un.
      L’option 1 n’est pas vraiment envisageable, la deuxième est une inconnu, la troisième demande des contacts de confiance… que je pourrai peut-être avoir, il faut que je mette à profit les réseaux obtenus mais rien de garanti.- Vient également le problème de transports car en admettant que je trouve un vélo, comment me trimballer avec de Tokyo à Chiba ?
      Leurs transports en commun ne sont en effet pas très vélo friendly et bonjour le pénible pour revenir avec une bécane après la course.
      Une fois encore à voir si je peux profiter de la sollicitude de quelqu’un, ce n’est pas impossible mais loin d’être gagné !
    • Sinon en terme de santé ma foi ça va, j’ai quand même *aheum* quelques problèmes mineurs au niveau intestinal.La flore intestinale doit s’habituer à un nouveau type d’alimentation, rien de grave mais quelques balonnements et on va dire que les selles manquent de consistance ce qui peut vite devenir couteux quand le papier toilette est si fin que l’on voit au travers /pointcaca
    • Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
      J’ai remis les pieds, enfin tout le corps sauf la tête, dans les fameux bains publics japonais (qui dérivent des onsen). Si je ne vous en ai pas encore parlé (ce qui serait surprenant) c’est à peu près une des chose que je préfère le plus en notre bas monde : ce sont des grands complexes (non mixtes), finalement assez similaires dans leur logique aux thermes romains.
      On se déshabille avant de rentrer, on se lave le corps et les cheveux avant d’ensuite pouvoir profiter des différentes types de bains, traditionnellement toujours un chaud (vers 40°) et un froid (entre 20 et 25°) avec des variantes entre (bain à bulles, bain à 44°, bain à 38° bains minéralisées etc.).
      Originellement ils étaient composés d’eau chaudes d’origine volcanique mais le concept s’est très vite élargi et on retrouve donc ces établissements par dizaines de milliers à travers tout le pays.
      Très connu et touristique puisque situé à Odaiba proche de Tokyo, Oedo-Onsen Monogatari est mon petit chouchou depuis 2014, c’est un peu plus cher que la norme mais on paie également pour pouvoir rentrer dans un mini-village décoré façon ère Edo (XVIIè-XIXè siècle) vêtu d’un Yukata, le complexe est énorme et les bains et le choix également (y compris sauna et bain extérieur), je n’y ai pas (encore) remis les pieds cette année mais un passage à Odaiba (qui a bien d’autres avantages d’un point de vue touristique) rend la chose presque obligatoire.
      Du coup c’est à 3 reprises que je me suis rendu à un « plus petit » établissement près de Nippori à 15mn de marche, moins cher (460yens/4€) et presque tout aussi bon et qui inclu même un « electric bath » qui fait son effet.

 

photo groupe onsen monogatari 2016

Photo de groupe Onsen Monogatari 29/06/16

3 semaines, 6 vidéos, 11 images, 54 liens, des centaines de lignes, pas loin de 6000 mots, ce fut un article à la gestation longue et difficile, je tacherai de faire plus court dans l’avenir, autant pour ma productivité que par égard pour les éventuels fous qui liraient l’intégralité de cette prose ! (je suis à l’écoute d’ailleurs, si c’est nul faites le moi savoir :p)

Le cap tient donc encore pour l’instant, le plus gros coup de boost reste encore à donner mais l’acclimatation s’est bien passée, la nostalgie pointe encore son museau par moment (de multiples personnes et choses du quotidien me manquent) et la tentation de la procrastination reste toujours aussi forte.

Bisous à tout le monde, le meilleur reste à venir pour moi ici mais j’ai également hâte de rentrer !

8 reflexions sur “PVT Japon 1 mois, premier Bilan さぁ、始めよう

  1. Angélique

    Salutations Tristan !

    Je m’appelle Angélique, et j’ai atterri ici grace à ton poste sur le forum pvtistes, je vis moi aussi en ce moment au Japon avec un WHV, mais beaucoup plus à l’Ouest, dans la ville de Nagasaki (je n’ai jamais mis les pieds à Tokyo, malgré mes voyages !)
    C’est assez intéressant de voir comment tu peux réagir d’un point de vue de pvtistes à Tokyo parce que j’ai l’impression de vivre une toute autre expérience ! Ici par exemple, il est très simple de trouver des fruits et légumes à moindre coût (campagne oblige !), mais il est extrêmement difficile de faire les papiers administratifs seuls, car personne ne parle anglais, et on a aucune traduction des papiers à remplir.
    Pour l’aéroport, j’ai pas du tout attendu pour avoir la fameuse Resident card, à peine un peu plus de 5 minutes, ça m’a surprise ce que tu as écrit du coup (j’ai atterri à Haneda, peut être as tu atterri à Narita ?).

    Je te souhaite un bon Tsuyu (ô joie de l’extrême chaleur + humidité), et j’espère lire tes aventures ici de plus en plus souvent ! Savoir comment se passe un pvt Japon à Tokyo est très intéressant pour moi, qui vit nichée dans les montagnes du Sud Ouest.

    À bientôt !

    1. Tristan

      Salut Angélique !

      Merci d’avoir pris la peine de lire le pavé ahah :p
      Le décalage ville/campagne ne me surprend pas effectivement (c’est pareil en France et dans tous les pays « industrialisés » après tout), pour les fruits et légumes je pense qu’il y a de multiples raisons
      1 – Effectivement si tu es plus prêt des lieux de production avec les circuits courts cela ne me surprend pas que ce soit moins cher
      2 – Le mode d’alimentation est assez différent, je pense tout simplement qu’au Japon on consomme moins de fruits/légumes, par contre les compléments alimentaires sont vendus de façon très larges dans les konbini
      3 – Cela découle du deux, mais le mode d’alimentation est différent aussi parce que le pays n’a pas les moyens d’être autosuffisant en terme de production alimentaire (hors riz, et même de ce côté c’est un secteur agroalimentaire qui survit grace aux protections massives de l’état), du coup dans la mégalopole Tokyoïte cela ne me surprend pas que l’on trouve difficilement à ce niveau.
      A noter qu’il existe différents supermarché avec des étals bien plus fournis, mais les tarifs restent complètement abbérents pour moi français qui ait été gâté à ce niveau.

      L’administratif arf, j’avais déjà lu là-dessus, plus on s’éloigne de Tokyo plus il faut abandonner espérer une réponse positive à « eigoo wa ii desu ka », mais même à Tokyo ce n’est pas mirobolant, le tout c’est d’y être préparé et ou être accompagné, pour toi j’ai cru lire que pas de souci là-dessus ^^

      Narita pour moi oui, grosse part d’aléatoire de toute façon (j’ai pas détaillé jusqu’au bout d’ailleurs, mais je suis arrivé avec mon pote d’origine asiatique, je suis passé en premier et une dame contrôlait nos passeports avant de nous aiguiller, elle a très vite jeté un œil et m’a orienté vers un guichet avec d’orienter mon pote à un guichet totalement opposé, moment un peu embarrassant où on a du lui expliquer qu’on est dans le même cas de figure et où il était clair qu’elle avait un à priori sur mon compte et a regardé mon passeport de façon superficielle)

      Tsuyu : je meurs, send help.

      Je lirai aussi le tien dans l’avenir, tu comptes bouger ?(en 2018 je vais vers Hokkaido je pense)

      1. Angélique

        Hey !
        J’avais pas vu que tu avais répondu (j’ai pas eu de mail à ce sujet, et vu que j’étais pas revenue ici depuis…).

        Je suis curieuse de continuer à lire tes aventures mais peut être n’as tu pas le temps d’écrire (j’avoue que moi non plus je prends pas le temps)…
        Sympathique le jugement au faciès à l’aéroport ^^ mais c’est vrai que ça arrive aussi dans tous les pays.
        Du coup vous êtes venus à deux ? Comment ça se passe depuis que vous êtes arrivés ? Vous avez trouvé du boulot ? Vous voyagez pas mal ?

        Pour ma part, je resterai sur Nagasaki, mon compagnon est japonais et je suis venue en pvt au Japon pour être avec lui, ma situation est donc différente. Par contre on arrive à faire pas mal de petits week ends, j’ai visité pas mal Kyushu du coup,

        Bientôt la fin des chaleurs extrêmes (enfin j’espère), à bientôt !

        1. Tristan

          Hello !

          Ah si je continue d’écrire, mais mon rythme est ce qu’il est donc je ne suis pas très « productif » en terme de quantité d’articles mais ça va venir :p

          On est venus à deux oui, on vivote principalement, pas de grand voyage (en même temps j’ai déjà été en vacances les années précédentes du côté de Fukuoka, Osaka, Kyoto, Nara etc.) le programme c’est Tokyo jusqu’à la fin de l’année avec éventuellement des escapades.
          Niveau boulot je donne quelques cours anglais/français, puis les fameux cours de japonais rémunérés à human academy, le baito viendra en Septembre.

          Du côté de Kyushu tu as pu faire Huis Ten Bosch? C’était une de mes frustration de pas avoir pu y aller l’année dernière, le parc avait l’air bien sympa. Uminonakamichi près de Fukuoka était génial aussi si tu n’as pas eu l’occasion.
          Kumamoto et Kita Kyushu visités aussi ?
          Si t’as le moindre plan sur Kyushu je suis preneur en tout cas :p

          A par Hokkaido l’année prochaine où je compte passer quelques mois il me reste aussi Shikoku à voir, la Shimanami Road est un impératif pour moi vu que je suis un cycliste en plus :p

          N’hésites pas à poster sur ton tumblr toi aussi en tout cas, tumblr se prête plutôt bien au format court en plus donc pas besoin d’investir trop de temps ou de trop se prendre la tête (comme moi, j’ai créé le blog aussi parce que je n’écris pas souvent, mais quand j’écris j’écris beaucoup !)

          Et oui bientôt la fin des chaleurs, je m’y suis presque habitué mais c’est toujours horrible quand je dois sortir en jean chemise pour mes cours je sens mon dos ruisseler de sueur et une fois dans les transports je me sens comme le gaijin intrus qui ne tient pas face à tout ces japonais stoïques (en vrai ils morflent aussi mais ils le cachent bien ces malins)

          1. Angélique

            Hey !

            Comment se passent les cours ? C’est assez facile de trouver des élèves sur Tokyo ?
            Je t’envie d’avoir les cours gratuits de japonais, ici y’a qu’une seule école à 10000€ l’année (on ne peut pas faire que 2 ou 3 mois… C’est 12 mois point barre O_o)… Impossible d’apprendre la langue à part en autodidacte. Si je veux moins cher, il faut que je déménage…
            Est-ce que les cours sont biens ? Tu parlais un peu japonais avant de venir ?

            J’ai été à Huis Ten Bosch oui :), honnêtement c’est trèèèès cher, y’a beaucoup d’attractions du genre tuer des zombies, ciné 3D, musées de robots, de chocolat, labyrinthe de miroirs, on nous en met plein la vue niveau décors, et luminosité, si on aime les parcs d’attractions c’est plutôt pas mal (c’était le premier que je faisais… et j’ai découvert que j’aimais pas des masses… xD, mais ça reste sympa à faire)

            Alors sur Kyushu j’ai pu faire Itoshima, Fukuoka les îles Goto, Kumamoto, le mont Aso, Miyazaki et les Gorges de Tachiho, Le mont Unzen etc… il me manque que le sud avec Kagoshima et les alentours pour avoir vu tout ce que j’avais envie de voir.
            Il y a beaucoup de coins sympas sur Kyushu, mais comme partout ailleurs 😉 chaque préfecture a son lot de choses à voir et on en découvre tous le temps. Et tous cas, Nagasaki est une ville merveilleuse si jamais vous voulez vous aventurer par ici, je serai ravie de vous servir de guide !

            Je rêve de la Shimanami Road ! Je suis aussi cycliste mais j’ai abandonné l’idée à Nagasaki avec ces routes si étroites, ses montées de l’enfer partout, ses routes ultra glissantes avec la pluie, et ses taxis fous. Y’a pratiquement aucun cycliste ici… Si jamais tu tentes la Shimanami Road, je suis preneuse d’un article avec photos 😀

            Oui, je devrai me remettre à Tumblr, j’avoue que je prends pas le temps. Le seul média où je poste parfois c’est instagram (parce que niveau facilité et gain de temps c’est le plus simple…)

            J’ai vu qu’il avait pas mal plu ce mois d’août à Tokyo ? Avec les chaleurs et l’humilité ça a du être sympa à vivre…
            La douleur commence à se faire sentir un peu, on revit !

  2. Pingback: PVT Japon 2 Mois, 続けましょう - Buru Gaijin

  3. Tristan

    Réponse un peu tardive désolé ^^’
    Alors oui ça se fait de trouver des élèves sur Tokyo, il faut bien se référencer sr 3/4 sites, penser à mettre à jour son profil de temps en temps pour remonter en haut des recherches, de préférence être de type caucasien (si tu es français mais d’origine asiatique il y aura un biais de la part des japonais forcément) et s’aligner niveau tarifaire sur ce qui est pratiqué.

    Je n’ai pas fait tout ça entièrement parce que je ne veux pas faire de prof une activité trop chronophage, tout du moins pour l’instant.
    Pour les cours de japonais j’en parle dans le second article !

    Sympa toutes ces adresses à Kyushu, ça donne envie, Nagasaki aussi que je ferais clairement un jour, merci pour la proposition je te prendrais peut-être au mot l’année prochaine une fois que j’en saurais plus sur ce que je fais à moyen terme.

    Les vélos à Tokyo il y en a partout, d’ailleurs ils me narguent tellement que je m’apprête à en prendre un, et puis la Shimanami Road c’est un impératif, la question c’est de savoir si je fais solo (dans ce cas je pourrais bombarder un peu, vu que je suis triathlète, et bien profiter lors des pauses) ou avec d’autres personnes (c’est toujours plus fun à plusieurs), puis rentabiliser cette gopro aussi eh.

    Quelques pluies oui, pas fou fou mais ça rafraichit un peu, mais maintenant on ne devrais plus repasser au-dessus des 30° youhouh sauvé \o/ (en vrai c’est toujours trop chaud, vive la Bretagne et ses 20° avec du vent en été)

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